Cette entreprise familiale, dirigée par la famille Morin depuis quatre générations, s’est tournée vers l’agriculture biologique vers le milieu des années 80. Par souci de préserver l’environnement et d’offrir une production d’exception, les propriétaires choisissent cette avenue malgré les défis qu’une telle transition impose. La force d’y croire aura été leur plus grande alliée.

Aujourd’hui composé d’Holstein et de Jersey, le troupeau jouit des vastes terres offertes à sa disposition. Quand le temps se refroidit, les vaches ont la chance de se dégourdir les pattes dans les bâtiments. Sinon, elles paissent dans les champs où elles ruminent trèfle, fléole, pâturin et autres graminées biologiques. De plus, elles sont nourries quotidiennement de foin sec et de pâturage.

Les soins vétérinaires donnés aux bêtes se doivent eux aussi de respecter les normes de certification biologique. À la ferme Louis d’Or, les vaches ne reçoivent pas d’hormones ou d’antibiotiques. Si l’animal est très malade et ne peut être guéri par des soins alternatifs, les soins traditionnels lui sont administrés et il est par la suite vendu à un autre agriculteur.

Pour ce qui est du lait, il est en partie distribué aux compagnies de transformation du lait biologique du Québec et de l’Ontario et sert évidemment à la fabrication du fromage Le Champayeur. Celui-ci est le premier de la fromagerie, mais non le dernier. D’autres fromages viendront vous surprendre au cours des années à venir. L’idylle continue.


L’origine de Louis d’Or
Louis était le prénom du deuxième Morin à prendre soin de la ferme. Il ajouta « d’Or » à son nom en l’honneur de cette monnaie française de référence née sous le règne de Louis Xlll en 1640, le louis d’or.